Le projet « Transmission, citoyenneté et engagement » s’inscrit dans le cadre de plusieurs démarches de l’Université Clermont Auvergne : Handicap et citoyenneté, génération 2024, Migrants et migrations, Mémoire(s), valeurs et transmission. Le projet ambitionne par des actions croisées, scientifiques, culturelles et sportives de lutter contre les discriminations, de promouvoir les personnes et les valeurs de citoyenneté, de contribuer à changer les regards, de conduire une réflexion sur l’altérité et d’être passeur de mémoire et d’engagement. Le projet s’appuie sur une dynamisation de la vie de campus et sur le rayonnement de l’Université en local, en national et à l’international. Il s’organise en trois volets : Handicap, Altérité et Mémoire.
 

Altérité

Au-delà du défi de la citoyenneté à relever pour les personnes en situation de handicap, le projet souhaite relever celui de l’altérité par un ensemble d’actions concernant certes les personnes en situation de handicap mais aussi les personnes étrangères, les réfugiés et particulièrement en lien avec le programme Migrants et migrations de l’Université Clermont Auvergne, les femmes... Pour dépasser des représentations stigmatisantes ou de rejets, il nous appartient de nous impliquer dans une diversité d’actions porteuses de valeurs et d’objectifs à porter en commun. Être citoyen, c’est pouvoir prendre pleinement part et pas simplement être objet d’attention. C’est être un sujet actif et coactif dans une société qui se donne les moyens d’être inclusive. C’est être en mesure d’être un acteur de sa vie individuellement et collectivement, de prendre possession de son être physique et psychique et de son environnement physique comme social. C’est être en mesure de s’approprier les différentes dimensions de l’existence et de pouvoir faire des choix. En dépit des évolutions législatives, la citoyenneté affirmée peut rester pour partie relative pour certaines catégories de personnes. La citoyenneté se gagne certes par le droit, par l’effectivité du droit mais aussi nécessairement par notre capacité à modifier les représentations sociales infériorisantes, ce qui implique d’analyser ces représentations autant que leurs ressorts et de coconstruire des actions en mixant les populations et en impliquant les étudiants et les associations étudiantes. En l’espèce, il s’agit non seulement de proposer des conférences qui pourront se tenir en lien avec le programme « Sociétés, cultures et politiques » de l'Université de Guyane mais aussi par des expositions : exposition sur Arlette Levy-Andersen, expositions sur le bagne, les femmes, d'une artiste-peintre Brésilienne, d'une jeune-femme porteuse de trisomie 21…  ou encore des résidences d'artistes, des ateliers de sport partagé...