Clermont-Ferrand, octobre 2017 : des familles et des jeunes migrants installent un campement de fortune Place du 1er Mai, avant de se réfugier au sein de l’université Clermont Auvergne, sur le campus « Gergovia ».

2021-2022 : Le témoignage de cette période se manifeste sous la forme d’un coffret de trois carnets coffrets Réfugier - Carnets d’un campement urbain et d’une exposition Asile ! [Histoire(s) du campement Gergovia]. En 2022, une œuvre sera installée sur le site Gergovia – lettres, suite à une commande auprès d’artistes plasticiens.

Le Service Université Culture est un des porteurs de REFUGIER, avec le CELIS, la MSH, l’UFR Lettres, Culture et Sciences Humaines, l’Ecole Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand, la Ville de Clermont-Ferrand et de nombreux partenaires internes à l’université et extérieurs.

Coffret Réfugier - Carnets d’un campement urbain





Témoigner [Chroniques du campement Gergovia]
Les photographies, dessins et chroniques écrites à partir des traces du campement Gergovia tiennent lieu d’histoire dans ce premier carnet : « quelque chose désire, se débat, s’essaie à vivre, quelque chose de l’humain en acte… » (Marielle Macé, Sidérer, considérer).

Explorer [Carnet de recherches]
Il s’agit de nous tous. Partout dans le monde l’action se rêve ou se parle, le verbe agit, la cause se joue.
Jacques Berque, L’Orient second.

Ce deuxième carnet croise recherche et création. Des écrivains, des artistes et des chercheurs s'emploient, chacun avec ses moyens propres, à dire l’histoire du campement Gergovia ou d’autres refuges précaires, notamment dans les universités, et, par-delà, à considérer des expériences d’(in)hospitalité, à mettre en perspective cette micro-histoire dans le temps long des migrations, des territoires, des circulations. Ils et elles travaillent ici à réfugier : « à penser les conditions d’habitabilité du monde, à rendre le monde plus habitable » (Patrick Boucheron, La nasse, le pont).

Relier [La chaîne du livre]
Marcher, tisser, observer, chanter, raconter une histoire, dessiner et écrire…
Tim Ingold, Une brève histoire des lignes.

La réalisation d’un livre dépend d’un travail collaboratif : de métiers, de partenaires, d’expériences. Ce troisième carnet reconstitue cette chaîne du livre, qui permet au coffret Réfugier de voir le jour et à son histoire de relations humaines de s’écrire. Il témoigne également des savoir-faire de la filière graphique des industries françaises de l’imprimerie et du livre.

La Boite à bulles 
UNIIC - Union nationale des industries de l'impression et de la communication

 

Exposition Asile ! [Histoire(s) du campement Gergovia]

L’exposition retrace la chronique illustrée de ce campement et de la vie sociale qui s’y organise, précaire, fragile, exposée. Histoires d’hommes, de femmes et d’enfants, parcours de chercheurs d’asile, de figures de l’entre-deux, cette exposition vise également à penser le campement, non-lieu urbain où habitent pourtant les réfugiés, entre accueil et rejet. Une place privilégiée est réservée à l’histoire des solidarités qui se tissent entre habitants, militantes, étudiants, enseignantes et volontaires engagés dans une lutte commune. Une injonction à l’Asile, pour sortir de l’« encampement du monde » (Michel Agier, 2011).

Asile ! est articulée en quatre « escales », quatre lieux emblématiques, choisis pour explorer différents pans de l’histoire de ce campement.
  • « Empreintes » à la faculté des Lettres (Gergovia)
  • « Obstacles », place du 1er Mai, à La Coopérative de Mai et au Rendez-vous du Carnet de voyage
  • « Ancrage » à La Cour des Trois Coquins
  • « Traces » à la Maison des Sciences de l’Homme.

L’exposition est portée à la fois par les approches de la recherche universitaire et par la création artistique (littérature, arts visuels, arts de la scène, musique) pour contribuer à penser et habiter le monde.
Comment écrire à partir de ces portraits la mémoire collective d’un lieu ? Comment inscrire cet événement dans l’histoire des réfugiés au sein du « creuset clermontois » ? Comment percevoir de manière sensible « ce que les villes font aux migrants » (Babels, Entre accueil et rejet, 2018) ?


L’exposition est accompagnée d’une programmation riche en actions culturelles et scientifiques : tables rondes, concerts, lectures, vidéos, ateliers, journées d’étude, spectacles vivants.
L’exposition est soutenue par le réseau Art + Université + Culture qui met en place le projet CRÉATION CAMPUS avec le soutien du ministère de la Culture.

                   
 

Une programmation inscrite dans le programme de l’Université Clermont Auvergne REFUGEA (Réfugiés, étudiants d’ici, gens d’ailleurs) sous la responsabilité de Cécilia Brassier, à suivre sur : refugea.uca.fr et en lien avec le programme Transmission, citoyenneté et engagement sous la responsabilité de Florence Faberon.