Lecture-danse

Publié le 20 juillet 2020 Mis à jour le 24 juillet 2020

Expérimenter une lecture dansée d’après Crimes exemplaires de Max Aub

Un stage aux frontières de la littérature et de la danse, un espace pour expérimenter « une lecture dansée ».

Crimes exemplaires de Max Aub sera la matière première. Ces brefs récits lapidaires (de 2 lignes à une page) sont les aveux multiples d’une même action, l’homicide.
Pépites d’humour (très) noir, ces textes sont surtout exemplaires par leur dimension surréaliste et par l’incongruité des actes perpétrés sur la base de motifs dérisoires – petites vexations, emportements d’envieux ou frustrations –, et justifiés ici par les assassins sans la moindre parcelle de culpabilité.

Il s’agit de mettre en présence le texte et le mouvement, de les rendre à la fois contigus et autonomes, de les faire dialoguer et entrer en résonances, d’amplifier les sens, de faire surgir le dessous des mots.

À partir d’exercices corporels, mais aussi textuels, les participants vont travailler les possibilités qu’offre la complémentarité des « mots » et de la danse, cherchant à ouvrir des chemins par l’accumulation ou la dissociation des langages.
Le travail sera mené au plateau dans une alternance d’exercices et de mise en situation afin de développer cette perception :
  • travail de préparation du corps et d’interprétation du texte (lecture)
  • travail sur la conscience de l’espace et du groupe : cohésion, interaction.
  • travail d’improvisation guidée pour développer l’écoute et la spontanéité.
  • recherche des points charnière, des points de frottement entre le langage corporel et le langage verbal, toujours sur un mode adressé.

Envisageons les mots comme une pierre jetée sur un étang. Ils déclenchent des ondes concentriques qui s’élargissent et provoquent une série de réaction en chaîne infinies, en surface et en profondeurs, et dans ce mouvement-là surgira la danse, bien au-delà d’une traduction narrative.

 

Marielle Coubaillon

Elle suit une formation de comédienne au sein de l'école de l'atelier théâtral national de la maison de la culture de Bourges (ATR).
Elle travaille avec de nombreuses compagnies de la région notamment le Wakan théâtre, la Compagnie DF, le Théâtre du pélican, Brut de béton compagnie, Le zèbre théâtre, Les ateliers du Capricorne et L'écart théâtre.
Elle collabore étroitement avec le théâtre du Pélican (Jean-Claude Gal) depuis une quinzaine d'année sur de nombreuses créations, soit en tant que comédienne, assistante à la mise en scène ou en co-metteur en scène (Lève ta garde de Gilles Granouillet en 2020).
Elle s'exporte aussi. On l'a vu avec Jean-Louis Hourdin (À l’aventure), avec Benoît Resillot - Compagnie Atopique (C’est pas la même chose), Christophe Léodey - C.D.N Caen (L’humanité ordinaire), et avec Frédéric Fisbach - Compagnie Atopique (Agrippina de Haendel) sur le livret de Grimani ; direction musicale Jean-Claude Malgoire, comédienne dans l’opéra et dans la forme théâtre où elle joue le rôle d’Agrippine.

Avec Jean-louis Bettarel et Anne Gaydier, elle assure la responsabilité artistique de la Compagnie Show devant.
Elle écrit et joue L'amour, l'amour, l'amour, la lecture spectacle Mémoires de porc-épic d'Alain Mabanckou, met en scène No way Vérinica + Bande annonce = 2 pièces piégées d'Armando Llamas et Shitz de Hanoch Levin.
Avec Anne Gaydier, elle met en scène et joue dans Que quelque chose se passe d'après la trilogie théâtrale de Leslie Kapla , créé en décembre 2018 (spectacle est encore en cours exploitation).
Par ailleurs elle encadre des ateliers de pratique artistique notamment pour le SUC et le lycée Virlogeux.
 

Françoise Trognée

Artiste chorégraphique et pédagogue du mouvement et de la perception.
Elle a été formée en danse classique au CNR de Clermont-Ferrand et en danse contemporaine à l'EMD de Clermont-Ferrand. Elle est professeure diplômée d'état en danse contemporaine.
Danseuse/interprète dans différentes compagnies, elle a aussi mené des ateliers chorégraphiques dans diverses structures et pour tous âges (SUC, IUFM, ITEP, IME, collèges, lycées, écoles primaires, compagnies de théâtre...).
Elle collabore avec Sandrine Sauron de la compagnie PoPLiTé depuis 2003 et avec le Théâtre du Pélican (Jean-Claude Gal, Marielle Coubaillon...) depuis 2007.
Elle est également praticienne en Pédagogie Perceptive (DU de Somato-Psychopédagogue)