Théâtre contemporain et vidéo

Avec la participation de Marielle Coubaillon, sous la responsabilité de Stéphanie Urdician

Publié le 27 juin 2019 Mis à jour le 26 juillet 2021

Putain, putain c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens

Cet atelier propose une démarche transversale avec l’atelier de musique assistée par ordinateur et l’atelier art vidéo du SUC respectivement encadrés par Jean-Louis Bettarel et par Anne-Sophie Emard.

Depuis deux années consécutives, l’atelier théâtre contemporain et vidéo investit le terrain de l’histoire vivante en s’emparant de sujets politiques pour interroger la société au présent.
Il ne s’agit pas de verser dans l’actualité, mais d’aborder artistiquement les thématiques proposées, d’en jouer, d’en révéler la complexité ; tenter d’inventer au plateau une proposition mêlant vidéo, théâtre et musique qui questionne et résiste à l’état du monde, souvent avec le pas de côté qui permet d’en rire.

Après les deux premiers volets Des ordres, non désordres (saison 2019-2020 sur le thème des soulèvements, des révolutions), Je suis Marianne (saison 2020-2021 sur le thème de la devise républicaine), le troisième volet Putain, putain c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des européens propose d’interroger la construction européenne.

Ce titre provisoire et à rallonge, refrain d’une chanson d’Arno peut être entendu comme un constat, un cri ou un appel.
Il donne la note pour mettre L’Union européenne en questions :
Y a t-il une identité Européenne ? Qu’est-ce que c’est que cette Europe ? Qu’est-ce que ça représente ? Qu’est-ce que ça recouvre ? À quoi ça sert ? Qu’est-ce qu’on y comprend ? Comment est-elle née ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’y passe ? Qu’est-ce qu’on projette ? Quel avenir, quel sens lui donner ?

Le propos volontairement fragmentaire est éclaté dans sa mise en forme : retours historiques, sujets politiques, parole d’individu au cœur de ce maelstrom chahuté de l’UE, scènes collectives ou intimes, chœur, chorégraphie, musique, images vidéos s’additionnent pour dire « ce chantier européen », créer une polyphonie de points de vue.

Le corpus de texte est proposé au début du processus, mais reste ouvert aux propositions des participants.

Il est composé :
  • d’extraits de textes théâtraux : Europa trilogie de Milo Rau, Nous l’Europe, le banquet des peuples de Laurent Gaudé, We are l’Europe de Jean-Charles Massera, Safe Places, Città del Vaticano de Falk Richter
  • d'extraits de romans : Sur la route du Danube de Ruben, Voyage d'un européen à travers le XXe siècle de Geert Mak, Les compromis de Maxime Calligero
  • d'articles de presse de Erri de Luca rassemblés sous le titre Mes mises à feux (Gallimard, Tracts)
  • d’extraits de l’émission Foule continentale sur France Inter (extraits retranscrits par écrit). En voici quelques titres plutôt inspirants : Des mickeys, des député.e.s et des utopies ; Kit de survie au Parlement européen, western et Brexit ; Bruxelles chantier, drapeaux et couloirs gris ; L’Euro, la PAC, les mutants et comment faire une soupe.

Le corpus final est construit en fonction des choix des participants.
Ensuite, des séquences sont montées, démontées, coupées, recollées.
Il y a des changements de focale, des ruptures de ton, des sutures...

Le travail du jeu, s’attache à expérimenter comment la pensée d’un texte se révèle sur le plateau avant tout par l’engagement physique.
Comment l’interprète trouve sa liberté en donnant au corps de la langue l’énergie dont il a besoin.
Il s’agit de pouvoir se mettre en état d’expérience.
L’expérience d’une rencontre entre soi et un texte, entre soi et l’autre (les auteurs, les partenaires, le public).

« Putain, putain, c’est vachement bien , nous sommes quand même tous des européens » peut s’imaginer comme un banquet, un banquet de l’Europe mais surtout des sens, de tous les sens, secoué par les remous d’une histoire qui s’écrit encore... Et qui sait, il n’est pas impossible qu’Athéna s’invite à la table !


Une sortie au théâtre est également programmée en janvier à La Comédie de Clermont-Ferrand pour la représentation de Nous l’Europe, banquet des peuples.

 

Compagnie Show Devant

Marielle Coubaillon
Elle suit une formation de comédienne au sein de l'école de l'atelier théâtral national de la maison de la culture de bourges (ATR). Elle s'installe à Clermont Ferrand et travaille comme comédienne avec de nombreuses compagnies de la région notamment "Le zèbre théâtre", la "Compagnie les Guetteurs d'ombres", "La compagnie Deschamps", "La compagnie des Zincs", "Wakan théâtre", " Brut de béton compagnie", "la Compagnie DF", "Les ateliers du Capricorne", "L'écart théâtre".
Elle s'exporte aussi, on l'a vu avec Jean-Louis Hourdin « À l’aventure », avec Benoît Resillot « C’est pas la même chose » (Compagnie Atopique), Christophe Léodey « L’humanité ordinaire » (C.D.N Caen), et avec Frédéric Fisbach (Compagnie Atopique) « Agrippina de Haendel » sur le livret de Grimani ; direction musicale Jean-Claude Malgoire, comédienne dans l’opéra et dans la forme théâtre où elle joue le rôle d’Agrippine.
Elle participe également à de nombreuses lectures pour diverses compagnies (Le souffleur de verre, Le théâtre du Pélican, L'écart Théâtre, Show devant, Lecture à la carte, Les Guêpes rouges-théâtre).
Elle collabore étroitement avec le théâtre du Pélican depuis une quinzaine d'année sur de nombreuses créations, soit en tant que comédienne, assistante à la mise en scène, co-metteuse en scène, metteuse en scène.
Elle met en scène Lève ta garde de Gilles Granouillet en 2020, Bleu électrique, texte de Gwendoline Soublin.en 2021.
Elle assure la responsabilité artistique des projets de la Compagnie Show devant avec Jean-Louis Bettarel et Anne Gaydier (collectif).
Elle écrit et joue L'amour, l'amour, l'amour, met en scène No way Vérinica + Bande annonce= 2 pièces piégées d'Armando Llamas et Shitz de Hanoch Levin,
Avec Anne Gaydier elle met en scène et joue dans Que quelque chose se passe d'après la trilogie théâtrale de Leslie Kaplan, créé en décembre 2018.
Elle conçoit des lectures spectacle Mémoires de porc-épic d'Alain Mabanckou, Palabres un voyage dans la littérature d’Afrique francophone.
Elle mène par ailleurs régulièrement des projets en direction des amateurs, notamment pour le lycée Virlogeux et le SUC de Clermont-Ferrand.