Inspirations : expérience danse au MARQ

Avec la participation de Sylvia Delsuc, sous la responsabilité d'Émilie Mathieu

Publié le 8 juillet 2021 Mis à jour le 10 janvier 2022

Préparer une déambulation dansée pour la nuit des musées en mai 2022 au Musée d’Art Roger Quillot (MARQ)

Cet atelier a pour objectif final de préparer une déambulation dansée pour la Nuit des musées en mai 2022 au Musée d’Art Roger Quillot (MARQ).

Il s’agit d’aborder la danse en lien avec des œuvres d’art, les espaces particuliers du musée et de se laisser inspirer par.

En pratique l’atelier aborde à la fois l’écoute, l’improvisation, la construction chorégraphique et la performance in situ.

Le MARQ abordera sur 2022 une thématique qui met en avant les femmes dans les œuvres d'art. Une œuvre sensitive Le secret du monde de l'artiste Nathalie Talec, sur laquelle la Compagnie a déjà travaillé, est le point de départ d'un parcours dansé par les étudiants au sein du musée.
Il faut donc construire en fonction des œuvres de ces femmes exposées au musée mais aussi avec l'architecture.

À noter, le Mardi 1 février : projection du film Anna Halprin, le souffle de la danse

Compagnie Jaïs

Sylvia Delsuc
C'est en 2009 que Sylvia Delsuc donne naissance à la Compagnie Jaïs. Après une formation en danse contemporaine en 2000 aux cours techniques du CDC de Toulouse, Sylvia s'initie en parallèle au jeu d'acteur et à l'improvisation et contact improvisation. Attirée par différentes expériences sur le corps dansé, elle suit des laboratoires d'expérience auprès de La Zampa et Motomimetico, et des masterclass en danse contemporaine (Josef Nadj, Anne Martin, Jorge Jauregui, Sharon Fridman, Eulalia Aygade de Farro). Ses premiers pas d'interprète se font auprès de la Compagnie Dorsalis de 2003 à 2007.
En 2009, elle performe pour Kubilaï Khan Investigations et entre en tant que danseuse dans le collectif Dynamo, moment où Jaïs voit le jour. Elle continuera les performances avec la Compagnie Soon, danse pour la compagnie jeune public Le Pied en Dedans et collabore en tant que comédienne/danseuse pour Par Ici Messieurs Dames.
À travers la Compagnie Jaïs, elle développe un travail de composition chorégraphique en lien avec l’architecture, les jardins, les œuvres d’art dans des lieux non dédiés à la danse dans l’objectif de mettre en valeur les espaces, les objets avec le corps dansant.
Elle continue son expérience du corps en se formant à la sophrologie. Diplômée d'une maîtrise de psychologie (2002) et d'un DU d'Art-thérapie (2006), Sylvia chemine tout au long de son parcours vers la connaissance du lien corps/esprit qu'elle explore auprès de différents publics (jeunes enfants, enfants, adolescents, adultes, personnes handicapées).

L'objectif pour les participants est d'envisager la danse dans des espaces non-dédiés et de s'inspirer du lieu et des œuvres pour apporter une valeur chorégraphique à ce cheminement. Le Musée devient un terrain d'expérimentation où la danse vient mettre en valeur les œuvres et spécifiquement celles de femmes artistes.

Il s'agit d'une approche sensitive du mouvement et de l'espace qui conduit à établir des choix chorégraphiques pour construire ce parcours mettant en valeur le travail des femmes artistes.

Cet atelier est aussi bien ouvert aux hommes qu'aux femmes, la thématique n'étant qu'un prétexte, un fil conducteur à la mise en danse de l'espace du MARQ.

À travers les outils de la prise de conscience du mouvement et des perceptions de l'espace et du temps, spécifiques à la danse et notamment aux techniques d'improvisation, la compagnie Jaïs transmet sa façon d'appréhender les espaces déjà construits ou les œuvres déjà chargées de leur propre histoire.

Pour valoriser une œuvre d'art ou un espace, il s'agit d'en extraire l'essence ou sa propre idée de l'œuvre pour imaginer une construction chorégraphique comme une narration.

Quels éléments de l'œuvre nous serviront de base à la construction chorégraphique ? Tout peut être source d'inspiration. L'œuvre est donc le cadre qui vient contraindre la construction, donner une thématique aux danseurs.
Des chorégraphies de groupe, des règles d'improvisation sont expérimentées sur le terrain du musée.

Les participants expérimentent aussi le regard public, puisque les sessions au musée se font lors des temps d'ouverture du musée, une approche préparée en amont.